Tout est relatif en politique. Comme en toutes choses.

Naguère, le septennat paraissait bien trop court aux heureux élus qui se représentaient afin de parachever leur programme. Dans le même temps, les candidats potentiels. ont longtemps bataillé pour accroître leurs chances d'accéder au nirvana du sommet politique. Par le quinquennat ils ont voulu obtenir un meilleur « turn over ». Depuis qu'ils ont obtenu satisfaction, nul président « quinquennaire » n'a pu se faire réélire. Ni conduire à bonne fin des mesures à long terme.

 

Avec les alternances chaque équipe s'applique à défaire ce qui fut fait ou à conserver ce qui est anodin et ne fâche personne. Les affaires sérieuses sont conservées pour des jours meilleurs.

Ainsi en fut-il avec la démographie et la politique de la famille qui sont les deux faces d'une même réalité macrographique et micrographique.

Les uns considèrent la famille comme la première cellule sociale où s'organisent les premiers niveaux de la vie, de la formation, de l'éducation, de la solidarité, de la sécurité, de l'économie.

Les autres voient dans la famille le creuset où se fondent les inégalités et veulent soumettre l'individu à l'organisation collective de la ruche humaine qui régente les pensées, pourvoit à tout, distribue tâches, fonctions, savoirs et savoir-faire.

Nous avions une belle natalité. Il a suffi d'un quinquennat pour la mettre à bas.

Plutôt que de compter sur sur nos propres élans vitaux, nous avons préféré ériger une diversité subie en richesse pour la France.

Certes nous accueillons des immigrés qui s'insèrent et réussissent très bien à l'école et dans la vie mais qui sont loin d'être majoritaires.

La fureur des débats sur l'immigration et le droit d'asile devrait nous mettre en gade sur les répercussions des afflux de populations hétérogènes sur nos mœurs, sur l'équilibre de la société et finalement sur la politique de la famille.

Un certain angélisme ambiant s'opposant à toute idée de tri et de sélection, il faut s'attendre à importer des mœurs et des pratiques, non reconnues voire interdites chez-nous, que nous ne savons interdire comme, la polygamie, les excisions, les infibulations, les fratries composites, les forcenés de religions incompatibles, l'esclavage, les trafics divers, les communautés qui, non seulement refusent d'appliquer nos lois, mais prétendent nous imposer les leurs.

Les dirigeants des pays du monde ne semblent guère se soucier de la conjonction de trois vagues démographiques annoncées qui résulteront des migrations, de la longévité générale et de l'expansion de la population mondiale, notamment l'africaine.

Avec les dispositions relatives aux regroupements familiaux, notre pyramide des âges en subira les effets à tous les niveaux.

N'en déplaise aux bons esprits, loin de se limiter à des apports de main d’œuvre immédiatement disponible les migrations vont alourdir les charge des populations inactives que nous avons déjà bien du mal à assumer. Les jeunes qu'il faut instruire dans leur immense diversité, les anciens qu'il faut soigner et héberger, les âges médians qu'il faut employer et loger, les communautés qu'il faut intégrer et auxquelles on donne des moyens d'existence faute de savoir assimiler les individus.

Comment dans ces conditions toujours plus impératives, toujours plus diverses et toujours plus complexes, pourrions-nous définir et mettre en œuvre une politique de la famille qui serait le premier niveau de la socialisation ?

À force de les chercher, le socialisme a déjà trouvé ses limites. Il est le seul à ne l'avoir pas perçu.

Le fier homo sapiens Européen ne sait pas encore qu'il est en voie de dilution. Suivant l'exemple de l'homme de Neandertal, il ne subsistera qu'en l'état de rares traces génétiques dans l'homo generalis des temps futurs.

 

Pierre Auguste

Le 16 mai 2018