Cette vingt-et-unième et dernière leçon de l'ouvrage de Yuval Noah Harari m'a paru quelque peu vaporeuse. Nous savons maintenant qu'en son jeune âge il a appris à apaiser son esprit en surveillant les flux d'air entrant et sortant par ses narines.

Je m'abstiendrai de tout commentaire mais je ne peux résister à mon démon de la taquinerie. J'avouerai que je m'interroge pour savoir comment il fait pour maîtriser ses nerfs quand il est enrhumé.

 

Pour en terminer avec sa longue série de leçons, j'ai parcouru ses notes qui sont autant de preuves que Yuval est un grand compilateur. Et je me plais à reconnaître qu'il a le mérite de citer ses sources.

Sa longue liste de référents m'a fait penser à cette brève introduction de l’une des chroniques italiennes de Stendhal :

« Ariste et Orante ont traité ce sujet, ce qui a donné à Eraste l’idée de le traiter aussi. »

J'ai donné mon avis sur chacune des leçons au rythme hebdomadaire désormais à la mode pour passer en revue des programmes de travail de tout un siècle.

 Après avoir Après avoir lu les  prévisions de Yuval Noah Harari sur les hautes technologies, les implants et l'intelligence artificielle, je me dis que les systèmes d'aide à la méditation ne peuvent échapper à l'air du temps incertain. En observant les réalités du monde, chacun peut se convaincre que l'amélioration de la fiabilité des êtres humains et de leurs productions sera sans doute le grand chantier du siècle.

Rodin nous a montré que tenir la pose du penseur n'est pas de tout repos

Pour mon usage personnel, je me ferais bien implanter un tableau de contrôle de la « gamberge » qui, dans un premier temps, comporterait quatre modes de fonctionnement : Marche, Veille, Reset...et Arrêt !

Il faudrait réveiller le Docteur Rabelais (1483-1553). Nous l'avons assez laissé dormir. Nous avons besoin de lui pour instaurer la société avancée, à nous promise du haut des grandes chaires. Elle devrait être pantagruélesque afin que tous, en même temps, nous puissions faire « grande chère. »

Il faudra prévenir notre « Séraphin » François qu'ici et maintenant nous ne pouvons plus guère plaisanter de tout et ne savons plus traiter sérieusement les choses sérieuses. Nous l'attendons pour rappeler aux apprentis sorciers que « science sans conscience n'est que ruine de l'âme. »

Pierre Auguste

Le 15 mai2019